Dès le 1er mai 2026, le Centre Médicis s’aligne sur les recommandations nationales en matière de dépistage du cancer du col de l’utérus. Sans surcoût, le test HPV remplace le frottis cytologique classique pour une meilleure prévention. La Dr Catherine Liétaer explique cette évolution.
Pourquoi le cancer du col de l’utérus mérite-t-il une attention particulière ?
Dr Catherine Liétaer En Belgique, 641 femmes par an 1 sont concernées par le cancer du col de l’utérus, et ce dès 25-30 ans ; ce qui justifie l’importance d’un dépistage régulier. En outre, c’est un des rares cancers causés par un microbe, en l’occurrence un virus de la famille des papillomavirus (ou HPV), dont une dizaine de types sont cancérigènes sur la cinquantaine recensés.
Comment se transmet le virus HPV ?
C’est une maladie sexuellement transmissible, même lors de rapports protégés. En effet, la transmission peut se faire par contact de muqueuse lors des préliminaires. Le préservatif reste donc indispensable, mais il ne suffit pas. Autre élément capital, ce cancer peut se développer sans délai défini, même des années après le moment de la contamination, et avec le même partenaire.
Que recommande désormais la Belgique en matière de dépistage ?
Début 2025, la Belgique a adopté des guidelines, visant à remplacer l’examen cytologique triennal (frottis) par un test HPV primaire à partir de 30 ans, réalisé tous les cinq ans, et qui reste recommandé jusqu’à 65 ans. Au HTC Médicis, nous emboîtons donc le pas dès le 1er mai 2026.
Quelles sont les différences entre le frottis cytologique et le nouveau test HPV ?
Les deux examens reposent sur le même geste : un prélèvement au speculum de cellules à l’entrée du col. Ce qui change, c’est l’analyse. Le frottis examine la morphologie des cellules afin de vérifier si leur aspect est normal. Mais c’est un test opportuniste, il faut « tomber » au bon moment, pour trouver des cellules qui se modifient. Le test HPV est bien plus fiable, il utilise une analyse PCR pour détecter la présence du virus et, si c’est le cas, pour déterminer sa dangerosité potentielle.
L’examen cytologique est-il abandonné?
Non, le frottis tous les trois ans est maintenu pour les femmes de 25 à 29 ans, afin d’éviter tout surdiagnostic. Car, dans cette tranche d’âge, beaucoup de femmes sont en contact avec le virus, sans que cela mène forcément au développement d’un cancer. En effet, le virus HPV peut être éliminé spontanément en deux ou trois ans, grâce à l’immunité.
Qu’est-ce que cela change pour la patiente, le jour de l’examen ?
Cela reste un examen gynécologique avec speculum, donc pas le plus agréable, c’est vrai. Toutefois, au HTC Médicis, nos médecins sont formés et rodés à ce type de consultation, et les choses se passent très bien, sans douleur.
Le 1er mai 2026, le test HPV est donc effectif : quel est l’impact pour les clients du HTC Médicis ?
Notre ambition est d’être à la pointe. Avec ce passage au test HPV, nos clients bénéficient d’une médecine préventive alignée sur les meilleures pratiques, avec des examens mieux espacés et encore plus fiables pour leurs collaboratrices, sans aucun surcoût.
1 Source : registre belge du cancer/Sciensano, 2022.





