Depuis janvier 2026, le Centre Médicis intègre l’échographie gynécologique à ses bilans de santé préventifs. Sans danger, cet examen est crucial pour mieux visualiser les organes féminins et dépister précocement certaines pathologies. La Dr Catherine Liétaer répond à nos questions.
Pourquoi proposer cet examen en médecine préventive ?
Dr Catherine Liétaer : Le frottis dépiste efficacement le cancer du col de l’utérus, mais cela ne couvre qu’une partie des risques. Les cancers de l’ovaire et de l’utérus, plus fréquents après 50 ans, nécessitent un autre type d’investigation, que permet l’échographie. Cet examen améliore donc significativement nos moyens d’accéder à ces organes.
Concrètement, en quoi consiste cette échographie ?
Elle est réalisée par voie vaginale, avec une sonde couverte par une protection jetable. Cela nous permet d’aller au plus près des organes, sans être gênés par la vessie comme avec une échographie externe. Grâce aux images précises des ovaires et de l’utérus, nous pouvons détecter d’éventuelles anomalies : kystes, fibromes, signes précoces de cancer, épaississement de l’endomètre, etc.
Est-ce douloureux ?
Non, il faut vraiment rassurer sur ce point : c’est un examen invasif, mais non douloureux. La sonde est très étroite, parfaitement adaptée au corps féminin. En réalité, c’est moins inconfortable qu’un frottis.
Faut-il une préparation spécifique avant l’examen ?
Aucune. Pas besoin d’être à jeun ou d’arrêter sa médication. Par facilité, au HTC Medicis, nous proposons aux patientes de combiner les deux examens, frottis et écho, lors de la même consultation et avec la même médecin, toujours une femme.
Toutes les femmes sont-elles concernées ?
Cela fait sens pour les femmes de 35 à 70 ans, car chaque âge mérite une vigilance spécifique. Autour de la cinquantaine, par exemple, la périménopause et la ménopause génèrent de nombreux changements physiologiques (modifications du cycle, troubles du sommeil, bouffées de chaleur, etc.). Grâce à cet examen, nous pouvons mieux faire la part des choses (activité des ovaires, anomalies utérines, etc.) et aider les femmes à traverser cette phase. Cette échographie a donc toute sa place en médecine préventive.
À quelle fréquence la recommandez-vous ?
Chez Medicis, nous proposons un rythme de deux ans à quatre ans. Une fréquence qui se justifie pleinement dans une logique de médecine préventive.
Comment l’échographie s’intègre-t-elle à vos bilans de santé ?
Lors de la prise de rendez-vous, un programme est établi avec chaque patiente, en fonction de ce qui est proposé par son employeur et ses souhaits personnels. Les examens, par exemple le frottis et l’écho, sont généralement planifiés le matin, avec un petit-déjeuner proposé entre deux consultations.
Et après les examens ?
Une fois terminés, tous les résultats sont compilés dans un dossier médical complet. L’intérêt ? Pouvoir croiser les données des différents examens pour émettre des recommandations vraiment personnalisées. C’est toute la force de la médecine préventive : détecter tôt, prévenir mieux.





